11 oct. 2018

Des scientifiques ont connecté le cerveau de 3 personnes, leur permettant de partager leurs pensées





Des neuroscientifiques ont réussi à établir des connexions cérébrales à trois voies, permettant à trois personnes de partager leurs pensées, et dans ce cas précis, de jouer à un jeu du genre Tetris. L’équipe de recherche estime que cette expérience pourrait être menée à plus grande échelle, dans l’optique de connecter des réseaux entiers de personnes.
Ce système fonctionne grâce à l’utilisation d’une combinaison d’électroencéphalogrammes (EEG) (qui permettent d’enregistrer les impulsions électriques indiquant l’activité cérébrale) et de stimulation magnétique transcrânienne (TMS), dans laquelle les neurones sont stimulés à l’aide de champs magnétiques.
Les chercheurs à l’origine de ce nouveau système, l’ont surnommé BrainNet, et affirment qu’il pourrait éventuellement être utilisé pour mettre en contact de nombreux esprits, même sur le Web.
En plus de donner accès à de nouvelles méthodes de communication, BrainNet pourrait nous permettre d’en apprendre plus sur le fonctionnement du cerveau humain, à un niveau plus profond. « Nous présentons BrainNet qui, à notre connaissance, est la première interface directe dite cerveau-cerveau, non invasive pour une résolution collaborative de problèmes (…). L’interface permet à trois sujets humains de collaborer et de résoudre une tâche en utilisant une communication directe de cerveau à cerveau », écrivent les chercheurs.

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Dans l’expérience mise en place par les scientifiques, deux « expéditeurs » ont été connectés à des électrodes EEG et ont été invités à jouer à un jeu de type Tetris, impliquant des blocs qui tombent. Ces derniers devaient décider si chaque bloc devait subir une rotation ou non.
Pour ce faire, il leur a été demandé de regarder l’une des deux lumières clignotantes situées de chaque côté de l’écran : l’une clignotant à 15 Hz et l’autre à 17 Hz, émettant de ce fait dans le cerveau des signaux différents, que l’EEG pourrait capter.
Ces choix ont ensuite été relayés vers un seul « récepteur », via une capsule TMS pouvant générer des flashs de lumière fantôme dans l’esprit du récepteur, appelés phosphènes. Le récepteur ne pouvait pas voir toute la zone de jeu, mais devait faire pivoter le bloc qui tombait si un signal de flash lumineux était envoyé.
Sur cinq groupes différents de trois personnes, les chercheurs ont atteint une précision moyenne de 81.25%, ce qui est très encourageant pour un premier essai.
Afin d’augmenter la complexité de l’exercice, les expéditeurs pouvaient également ajouter une deuxième information, indiquant si le destinataire avait bien compris le premier message. De plus, les récepteurs ont été en mesure de déterminer lequel des expéditeurs était le plus fiable, en se basant uniquement sur les communications cérébrales.
Selon les chercheurs, cela promet de pouvoir développer des systèmes prenant en charge des scénarios bien plus réalistes, dans lesquels la non-fiabilité humaine pourrait être un facteur.
Le système actuel ne peut transmettre qu’un « bit » (ou flash) d’information à la fois, mais l’équipe de l’Université de Washington et de l’Université Carnegie Mellon pense que cette configuration pourra être étendue à l’avenir.
Il faut savoir que le même groupe de chercheurs a déjà réussi à relier deux cerveaux avec succès, amenant les participants à jouer à un jeu de 20 questions, les uns contre les autres. De nouveau, des flashs de phosphène fantômes ont été utilisés pour transmettre des informations, dans ce cas précis, « oui » ou « non ».
Pour l’instant, le nouveau système est lent et peu fiable, à savoir que ce travail n’a pas encore été évalué par la communauté des neurosciences. Néanmoins, il donne un aperçu intéressant d’une potentielle manière de communication entre individus à l’avenir.
Selon les scientifiques, cette technique pourrait en effet nous aider à mettre en commun nos ressources mentales, afin de tenter de résoudre des problèmes majeurs. « Nos résultats soulèvent la possibilité de futures interfaces cerveau à cerveau permettant la résolution coopérative de problèmes par des humains, utilisant un « réseau social » de cerveaux connectés », explique l’équipe de recherche.


Quelles quantités de combustibles sont nécessaires pour combler les besoins énergétiques mondiaux ?



Le dernier siècle a vu l’entrée de l’Homme dans l’ère de l’industrie technologique et de l’information. Chaque jour, des centaines de millions de personnes prennent les transports en commun, utilisent leur véhicule, leur ordinateur, leur téléphone, et tous les autres appareils de la vie quotidienne nécessitant de l’énergie pour fonctionner. Cette énergie provient majoritairement de sources non-renouvelables. Pour chacun de ces combustibles, quelles quantités sont nécessaires pour combler les besoins énergétiques de la planète ?

Même s’il existe plusieurs sources d’énergie renouvelable comme l’énergie hydroélectrique, solaire ou éolienne, la plus grande fraction de l’énergie produite provient de l’utilisation de combustibles et carburants non-renouvelables. Selon l’Agence d’Information sur l’Énergie des États-Unis, la quantité d’énergie générée par toutes les sources à travers le monde était de 155.481 TW (térawatts) en 2014.


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Ces sources d’énergies n’ont pas le même rendement concernant la conversion en puissance utilisable et le transport courte et longue distance. Ainsi, le total d’énergie consommée par les foyers, les entreprises et autres secteurs d’activité est légèrement inférieur : il représente environ 70% de l’énergie produite. L’énergie requise pour alimenter tous les besoins de la planète s’élève à environ 5.60×1020 Joules, bien que ce nombre soit en réalité compliqué à évaluer précisément. Selon le carburant, quelle quantité doit être produite pour combler ces besoins ?


Le charbon : un polluant représentant un tiers de l’énergie mondiale

Tout d’abord utilisé comme source de chaleur de par sa structure compacte, le charbon est une forme de carbone qui peut être brûlé en présence d’oxygène, pour libérer de l’énergie. C’est de cette manière que les carburants fossiles, et plus précisément ceux basés sur le carbone, fonctionnent sur Terre, en raison de la forte abondance d’oxygène dans l’atmosphère.



Centrale à charbon située à Datteln, en Allemagne. Le charbon représente la source d’énergie fossile la plus polluante. Crédits : Arnold Paul
Pour chaque kilogramme de charbon brûlé, un total de 2.312 × 107 J est libéré. Cela signifie qu’il faudrait brûler un total de 24 milliards de tonnes de charbon dans le but de fournir l’énergie nécessaire pour combler les besoins énergétiques planétaires. Actuellement, le charbon représente un tiers de l’énergie produite dans le monde ; 8 milliards de tonnes de charbon extrêmement polluant sont ainsi brûlées chaque année.


Diesel, essence et GPL : l’essor du pétrole

Le pétrole inclut le diesel, l’essence, les carburants lourds à base de pétrole et le gaz de pétrole liquéfié (GPL). Tandis que le charbon fut le combustible majoritaire des 18ème et 19ème siècles, le pétrole a dominé le 20ème siècle avec l’avènement des automobiles et de l’aviation. Comme le charbon, le pétrole libère de l’énergie par combustion. Mais contrairement au charbon, le pétrole rapporte plus d’énergie pour la même masse de combustible.




Pour chaque kilogramme de pétrole (sous la forme d’essence) brûlé, un total de 4.64×107 J est libéré. Cela signifie qu’il faudrait brûler 12 milliards de tonnes de pétrole pour combler les besoins mondiaux en énergie. Puisque le pétrole n’a commencé à être véritablement utilisé que dans les années 1850, l’on estime qu’entre 100 et 135 milliards de tonnes ont été brûlées jusqu’à aujourd’hui, avec 4 milliards de tonnes brûlées chaque année au taux d’utilisation actuel.


Le gaz naturel liquéfié : un combustible peu polluant

Remplacer les autres sources d’énergie fossiles par le gaz naturel liquéfié (GNL) a conduit à une importante diminution de la pollution environnementale ces dernières années. Le GNL fournit aujourd’hui plus de 20% de l’énergie mondiale, avec un rendement plus élevé que le charbon et le pétrole et bien moins de composants polluants que ces deux derniers.



Des réservoirs de gaz naturel liquéfié alimentant le bateau de croisière MS Viking Grace. Crédits : Markus Rantala
Pour chaque kilogramme de GNL brûlé, un total de 5.36×107 est libéré. Cela nécessiterait donc 10.4 milliards de tonnes de NPL brûlées chaque année pour combler les besoins énergétiques planétaires. Malgré une pollution environnementale moins importante, les quantités nécessaires demeurent très élevées, et aucune diminution importante de dioxyde de carbone n’est possible, que ce soit avec le charbon, le pétrole ou le GNL.


Centrales nucléaires, uranium et réacteurs à fission

En lieu et place de carburants basés sur le carbone, des éléments fissibles bien plus lourds présents sur Terre, comme l’uranium et le thorium, peuvent être utilisés pour produire de l’énergie. Lorsque l’uranium 235 est frappé par un neutron, il l’absorbe et se sépare en deux éléments plus légers, libérant d’autres neutrons et créant ainsi une réaction en chaîne ; c’est sur ce principe que reposent les réacteurs à fission nucléaire.
Ces réacteurs nucléaires contrôlent efficacement le taux de réaction, régulant ainsi également la production d’énergie. Bien que l’uranium 235 soit bien moins abondant que le charbon, le pétrole ou le gaz naturel, et requiert un lourd processus de raffinage, son rendement est bien plus élevé, avec 8.06×1013 J d’énergie libérée pour chaque kilogramme d’uranium utilisé.


La fission nucléaire repose sur la séparation d’éléments lourds, comme l’uranium, en éléments plus légers, libérant une grande quantité d’énergie. Sur cette photo, le réacteur à fission nucléaire expérimental RA-6 (Argentine). Crédits : Centro Atomico Bariloche
Pour combler les besoins énergétiques mondiaux, seules 7000 tonnes d’uranium seraient nécessaires chaque année. Malgré ce haut rendement, l’énergie nucléaire ne fournit actuellement qu’une petite fraction de l’énergie totale produite à travers le monde, avec 444 réacteurs en fonctionnement et environ 62 autres en cours de construction.

Fusion nucléaire : la source d’énergie du futur

Bien qu’encore expérimentale, la fusion nucléaire se présente comme le Graal des sources d’énergie. Des éléments légers et abondants, comme l’hydrogène et ses isotopes, peuvent fusionner en éléments plus lourds, libérant de grandes quantités d’énergie. Ce sont ces réactions de fusion thermonucléaire qui alimentent les étoiles. L’énergie nucléaire provient de la libération d’énergie décrite par l’équivalence masse-énergie d’Einstein, E=mc².



La fusion nucléaire repose sur la fusion de deux éléments légers en un élément plus lourd. Encore hypothétique, de nombreux réacteurs expérimentaux arrivent aujourd’hui à confiner un plasma de plusieurs millions de degrés à l’intérieur d’un champ magnétique. Crédits : Université de Princeton
La fusion nucléaire possède un rendement théorique supérieur à celui de la fission, soit 6.46×1014 J pour chaque kilogramme d’hydrogène utilisé. Ainsi, seuls 867 tonnes d’hydrogène annuelles seraient nécessaires pour combler les besoins énergétiques de la planète. L’abondance d’hydrogène, l’absence de pollution atmosphérique et la grande stabilité physique des réactions, font de la fusion nucléaire la source d’énergie future la plus prometteuse.


Matière-antimatière : un rendement imbattable, mais une source d’énergie peu plausible

Là où la fission et la fusion nucléaires ne libèrent qu’une fraction de la masse des éléments sous forme d’énergie, la réaction matière-antimatière présente une conversion énergétique totale. Une annihilation matière-antimatière parfaite libère en effet 8.99×1016 J d’énergie par kilogramme de matière-antimatière combinée. Ainsi, seules 3.1 tonnes d’antimatière annuelles suffiraient à combler les besoins énergétiques mondiaux.



La réaction matière-antimatière permet une conversion énergétique totale. Malgré un rendement très élevé, trop peu d’antimatière est créée annuellement pour que cette source d’énergie soit plausible. Crédits : CERN
Cela signifie que, chaque jour, 8.5 kg d’antimatière devraient être produits. Malheureusement, cette quantité est loin, très loin d’être atteignable à court ou moyen terme. En effet, le LHC, par exemple, ne produit que quelques microgrammes d’antimatière chaque année. Cette source d’énergie, bien qu’intéressante, restera donc purement théorique pendant encore un long moment.
Actuellement, plus de 10 milliards de combustibles fossiles sont brûlés chaque année à travers le monde. La conséquence directe de cette dynamique est une augmentation drastique de la pollution environnementale (eau, air, écosystèmes). Les sources d’énergie renouvelable représentent une solution partielle, mais la fusion nucléaire se présente véritablement comme la solution énergétique du futur.



30 juin 2018

La médecine quantique, révolution scientifique ou arnaque ?


La médecine quantique, révolution scientifique ou arnaque?

De nombreux Français se tournent vers des médecines non conventionnelles. Une nouvelle thérapie dite «quantique» promet monts et merveilles à ses adeptes grâce à des machines futuristes. Problème: impossible de prouver les bienfaits de ce traitement censé guérir avant même les premiers symptômes.

 Quentin Reno 

Temps de lecture: 5 min

Scandales sanitaires, effets secondaires des médicaments, manque d’écoute du malade… Les griefs s’accumulent contre la médecine traditionnelle. Les Français croient de moins en moins aux vaccins et de plus en plus à l’homéopathie. Pour preuve, 40% d’entre eux auraient recours aux médecines alternatives et complémentaires (MAC). Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il y en aurait plus de quatre cents. L’Ordre des médecins n’en reconnaît que quatre: l’homéopathie, l’acupuncture, la mésothérapie (par injections locales) et l’ostéopathie –malgré une efficacité contestée.
Parmi les laissés-pour-compte des MAC, la médecine quantique fait son trou. Quantique comme la physique, dont elle reprend le lexique complexe et les applications technologiques. Médecine, parce qu’elle se propose de remédier à diverses pathologies –de la digestion aux maladies auto-immunes. Depuis 2010, elle séduit de plus en plus d’adeptes, en témoigne le congrès annuel à Reims ou à Aix-en-Provence, qui réunit plusieurs centaines de convaincus.
Le thérapeute s’appuie sur des machines aux airs de Retour vers le futur, branchées sur un PC, pour faire votre bilan. Après quoi, il vous bombarde d’ondes censées agir au niveau cellulaire. Attention: pas question de guérison, mais de prévention. Cette médecine est prédictive. Les praticiens affirment soigner le mal avant même que les symptômes n'apparaissent. Une ambigüité qu’ils concèdent: difficile de dire si le patient a réellement guéri où s’il n’aurait jamais contracté la maladie.

Des miracles sur fond de technologie

La thérapeute quantique Jacqueline Jacques en a fait son mode de vie. Cette sexagénaire dispense des formations au SCIO, «Opération d’interface scientifique du corps». Derrière ce nom digne d’un film de SF, un petit boîtier diffuseur d’ondes, relié au patient par des capteurs attachés à ses chevilles, poignets et crâne. Aucune sensation. «C’est une très faible intensité», justifie Jacqueline qui gère la séance derrière son PC de gamer avec un logiciel au graphisme plutôt kitsch. Elle débute ses séances par une mise au point:
«Je ne guéris pas, je fais de la prévention et ne me substitue en aucun cas à un traitement classique.»
Un crédo derrière lequel se protègent les thérapeutes quantiques, en conflit avec les médecins traditionnels irrités par ces méthodes farfelues. En cinq minutes, le SCIO analyse le corps du patient et pose un diagnostic –déshydratation, problème de vue, douleurs… Le remède? Pendant près d’une heure, Jacqueline clique dans tous les sens pour «harmoniser le patient». Comme par magie.






Pendant la séance, Jacqueline Jacques tente également d’entrer dans l’intimité des patients en les questionnant sur leur famille I Quentin Reno
Courbée sur sa canne, cette Québécoise raconte: «Je ne me soigne plus qu’avec la médecine quantique.» Il y a vingt ans, on lui découvre une sclérose en plaques. Cinq jours après, elle stoppe son traitement. «Les médecins m’ont annoncé la maladie comme une fatalité. Selon moi, c’est le stress qui l’a provoquée. Je n’étais pas heureuse dans ce que je faisais et j’ai décidé de changer de vie.» Depuis, elle parcourt la planète pour dispenser son savoir quantique à coups de formations facturées 2.000 euros les quelques jours. Mais surtout, elle affirme être «dans une phase de régénération».

«Ce qui fait peur, c’est que ça défie l’entendement»

Cet optimisme, on retrouve sur le T-shirt de Marina: «La vie en plus belle, plus magique, plus extraordinaire.» À 50 ans, débordante d’énergie, elle a retrouvé le sourire avec la médecine quantique. Le poignet en miettes suite à un mauvais mouvement de yoga, cette coach pour adolescents se tourne après deux opérations infructueuses vers cette nouvelle médecine dite révolutionnaire. «J’ai un peu de mal avec le mot "médecine". Je préfère “thérapie”, c’est plus flou», lâche-t-elle dans un rire sonore. Pour elle, ça marche. Idem pour une amie, séropositive, dont le foie –condamné selon les hospitaliers– aurait été sauvé lors d’une séance quantique.
«Ce qui fait peur, c’est que ça défie l’entendement. Plus ça avance, plus les grands scientifiques sont conscients de leurs limites», assure Marina mystérieusement.
Comment expliquer ces miracles? Pour Alain Autret, ancien chef de service neurologie au CHU de Tours et auteur de Les effets placebo: des relations entre croyances et médecines, «l’effet placebo est extrêmement fort»:
«Quand on se persuade que le traitement fonctionne, le cerveau libère deux neurotransmetteurs: l’endorphine, pour le plaisir, et la dopamine, pour la récompense. À cette chimie s’ajoute la relation avec le thérapeute.»
Un cocktail qui améliore l’état de santé. D’où sa conclusion: «Si les patients sont satisfaits de la thérapeutique, ils iront mieux.» D’autant qu’il rappelle, citant le professeur de médecine à la Harvard Medical School (HMS) Ted Kaptchuk: «Plus la machine est complexe, plus l’effet placebo est important!»

Quand les dérives guettent

En France, une entreprise surfe sur la vague: Physioquanta, créée en 2005. Son dirigeant Guillaume Moreau revendique sur son site 1.700 «professionnels de la santé» qui utiliseraient ses produits. La vente de machines quantiques lui a rapporté en 2016 plus de 4 millions d’euros de chiffre d’affaires, un bilan en augmentation de plus de 5% par rapport à l’année précédente.
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Parmi les hits: le Physioscan, qui «repère et corrige les déséquilibres énergétiques»; l’Oligoscan, qui «évalue en un instant minéraux, oligo-éléments, stress oxydatif et métaux lourds»; ou encore le Milta, qui «associe de façon synergique des émetteur lasers, des diodes infrarouges et des diodes RVB, fonctionnant dans un tunnel magnétique». Un programme abscons pour le commun des mortels.
Des promesses qui ont aussi laissé perplexe l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Depuis fin 2009, une décision a interdit à Physioquanta de faire la publicité de certaines machines. Il a été reproché à l’entreprise de vanter des vertus médicales non prouvées. Contacté à plusieurs reprises, Guillaume Moreau n’a pas donné suite à nos sollicitations.

Aucun abus signalé

Pour Serge Blisko, président de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), il n’existe «aucun médecin ou médicament quantique digne de ce nom». «Des faux praticiens ont lancé ce concept, mais personne n’a été fichu de dire ce que c’était. C’est une vaste fumisterie. Mon point de vue, en tant que président de la Miviludes et médecin, c’est que ce sont des mots qui ne veulent rien dire.»
Cette Mission surveille du coin de l’œil le colloque quantique annuel dont «beaucoup d’intervenants sont défavorablement connus». La première édition en 2010 a même réuni l’équipe du professeur Luc Montagnier, codécouvreur du sida en 1983 et prix Nobel de médecine en 2008 avec Françoise Barré-Sinoussi. Il s’est par ailleurs illustré le 7 novembre dernier lors d’une conférence-débat au théâtre Michel, à Paris, en imputant la mort subite du nourrisson aux vaccins. «C’est le parfait exemple d’un monsieur très diplômé, extrêmement important dans le monde scientifique, qui a dérivé au fil des années», se désole Serge Blisko.
La médecine quantique séduit autant qu’elle divise, sans encore créer de réelles inquiétudes: la Miviludes souligne qu’aucun abus n’a été signalé. «Nous n’avons pas un rôle de censure. Si des gens veulent professer la médecine quantique et que des adultes paient très cher une consultation, on ne peut pas l’empêcher», explique Serge Blisko. Alain Autret est de cet avis. Pour le neurologue: «C’est légitime pour le patient de chercher à se soulager. On vit de croyances. C’est bien, mais il ne faut pas que ça soit au détriment du traitement médical.» Signe que la médecine traditionnelle a tout un public à (re)conquérir.

sources: Coline Vazquez et Bruno Lus — — mis à jour le 1 décembre 2017 à 10h10 
http://www.slate.fr 

9 nov. 2017

Quand le cerveau déraille...

 Métaux lourds et maladies dégénératives, quels liens, 
Dr Jean-Pierre Willem
 

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 par le Dr. WILLEM - Rezozen


7 sept. 2017

Eruption solaire de classe X le 6 septembre 2017

Regardez une énorme explosion solaire tirer des particules de lumière et d'énergie dans l'espace. Cette éruption, capturée au-dessus de l'ultraviolet, a été assez forte pour interférer avec la communication radio et les signaux GPS. Il y aura des perturbations temporaires pendant les 2 prochains jours. Bien que les radiations importantes libérées puissent nuire aux humains non protégés dans l'espace, elle ne peut pénétrer dans l'atmosphère terrestre pour causer de tels dommages sur le sol. Des éruptions de classe x, associées à des taches solaires, sont générées quand une accumulation d'énergie dans le champ magnétique solaire est soudainement libérée. Ils créent des feu de gaz qui, selon la Nasa, qui peuvent produire autant d'énergie qu'un milliard de bombes à hydrogène.
Utilisez l'écran solaire (pas dans les yeux, s'il vous plaît, mais la peau) et attendez-vous à des débordements émotionnels, à de la dépression et à des problèmes de relations pendant les prochains jours.

25 août 2017

Sensible à l'électromagnétisme "L'EAU"

A travers ce reportage le Professeur Luc MONTAGNIER nous transporte dans un voyage à travers ces travaux, ces expériences sur la sensibilité de l'eau aux dimensions électro-magnétique et infrarouge. Les prémices d'une nouvelle médecine pourrait se développer par résonance électromagnétique ou la réactualisation de certaines découvertes faites dans les années 1990 autour du biofeedback ?


24 août 2017

Plus dangereux que le tabac, l'alcool et l'obésité


Plus dangereux que le tabac, l’alcool et l’obésité

La solitude est plus dangereuse pour la santé que le tabac, l’alcool et l’obésité.
Elle augmente le risque de décès prématuré de 50 % !!

Il n’existe donc rien de pire pour l’homme que d’être seul.

Ou, pour voir les choses autrement, si vous vivez dans une famille heureuse et nombreuse, entouré de beaucoup d’amis fidèles, vous pouvez vous permettre de manger plus que de raison !


 Constamment mise en cause dans les campagnes d’information sur la santé, l’obésité est pourtant moins dangereuse que la solitude et l’isolement. Qui le dit aux enfants ??
« L’isolation sociale, l’éclatement des familles, la mobilité géographique et l’anonymat du voisinage détériorent l’état de santé physique et émotionnel des adultes comme des enfants ».
« Il existe des preuves solides que les personnes célibataires ou divorcées ont plus de risque de souffrir de maladies que les personnes du même âge. Ces personnes sont également plus touchées par de nombreuses maladies comme les maladies dégénératives, les maladies coronariennes, les maladies mentales, ainsi que d’être victimes d’accidents, d’alcoolisme, de suicide… », avaient déjà constaté les chercheurs il y a 40 ans ! [1]
Devant ce tableau accablant, on se dit qu’il faut agir d’urgence.
Car la situation a largement empiré depuis. La France a connu récemment une explosion du nombre de personnes seules : 28 % des Français se sentent « exclus, abandonnés ou inutiles », soit presque une personne sur trois.
5 millions de personnes ne parlent jamais à un être humain, que ce soit un voisin, un commerçant, un ami ou un membre de la famille ! [2]

Le meilleur investissement de votre temps

Bien sûr, il n’est pas facile ni souvent possible de reconstituer rapidement une famille ou de se faire des amis quand on est isolé. Cela demande du temps, et surtout qu’on y consacre du temps et de l’énergie.
C’est comme en amour : il faut « cultiver » la relation. Les personnes qui travaillent trop et n’ont plus de temps à consacrer à leurs amours, leur conjoint ou leurs amis font une grave erreur.
On s’en mord les doigts tôt ou tard, par exemple lors d’une hospitalisation.
Si vous avez des proches pour vous accompagner, vous rendre visite, vous apporter des objets personnels, faire les démarches administratives, relancer les médecins et le personnel soignant, vous rappeler de prendre vos traitements, vous motiver pour suivre le régime et faire les exercices qui vous sont prescrits, vous avez beaucoup plus de chance de guérir, plus vite !
Être entouré est donc un atout capital pour la santé, plus important que les médicaments.

Les 5 canaux de l’intégration sociale

Comment éviter de se retrouver seul ? La solution commence par prendre conscience qu’il n’y a pas 36 moyens de connaître des gens.
En fait, il n’y a que cinq canaux possibles pour être intégré socialement :
  • Par la famille
  • Par les amis
  • Par le travail
  • Par les loisirs/activités sociales
  • Par le quartier (voisins, commerçants…)
Par conséquent, vous réduisez un maximum votre risque d’être seul un jour si :
  • vous vivez dans une famille, et non seul,
  • vous avez des amis et des occasions régulières de les voir (invitations, vacances communes, activités communes régulières)
  • vous travaillez dans une entreprise où vous êtes en contact avec des collègues, des clients et des fournisseurs ;
  • vous avez des loisirs et des activités sociales (club de sport, paroisse, association…)
  • et que vous connaissez vos voisins, les gens de votre quartier, notamment les commerçants.
Si vous entretenez ces 5 canaux, vous vous sentirez bien entouré. Vous serez en meilleure santé, et aussi plus heureux : les amitiés et contacts humains sont le principal facteur de bonheur dans la vie.
Si un seul canal vous manque, par exemple vous ne connaissez aucun de vos voisins, ou vous n’avez pas de famille, ou pas d’ami, il y a des chances que, déjà, vous commenciez à vous sentir un peu seul.
S’il vous manque plusieurs de ces canaux, alors il est vraiment important d’agir.

Préparer sa retraite : le réseau social plus important que l’argent

Tant qu’on travaille toute la journée en entreprise, on voit des gens, on est invité à des réunions, on est sollicité…
C’est un soulagement le soir, ou le week-end, de se retrouver au calme chez soi.
Mais il faut avoir conscience que, le jour où la retraite arrive, ce flux va brutalement s’interrompre.
Plus de rendez-vous dans l’agenda. Plus de réunion d’équipes. Plus de collègues le matin autour de la machine à café… Soudain, on se sent comme le voyageur resté sur le quai tandis que le train continue son voyage et disparaît à l’horizon.
Avant, bien avant la retraite, souciez-vous de cultiver votre réseau social hors de votre travail. Pensez à ce que vous feriez, qui vous pourriez voir et fréquenter toute la semaine en dehors de vos collègues.
Préparer sa retraite ne consiste pas uniquement à mettre de l’argent de côté ; il faut aussi se constituer le « capital social », les amitiés et relations, qui nous éviteront de nous retrouver seul, ou en tête à tête permanent avec notre conjoint, le jour où nous n’irons plus au travail.

Faire l’effort d’inviter, et d’accepter les invitations

Il est important d’inviter des gens chez soi régulièrement, et de les recevoir convenablement. Un voisin pour un café, un couple d’ami pour un dîner, une famille de cousins pour un week-end… Au moins une fois par semaine.
Cela demande d’avoir prévu chez soi de quoi recevoir un minimum. Quelques boissons, olives, saucisson de qualité, ou autres délicatesses régionales. Une chambre d’ami ou au moins un canapé-lit dans le salon.
Il faut aussi se réserver le temps de passer quelques jours en vacances avec d’autres personnes, et pour cela organiser des activités intéressantes et attractives.
Réciproquement, éviter de refuser les sollicitations. Lorsqu’une connaissance vous invite pour mieux faire connaissance, on peut refuser une fois, deux fois, par manque de disponibilité. Mais attention car cela risque de décourager les bonnes intentions.
Plutôt que de répondre « Je suis désolé mais je ne suis pas libre, voyons-nous une autre fois », répondre, « Je suis désolé mais je ne suis pas libre ce jour-là. Par contre, je suis libre à telle et telle date, cela vous convient-il ? ».
Il faut éviter de se vexer trop facilement, c’est le grand écueil des relations sociales. Un de mes bons amis, qui est toujours lui-même très entouré, m’a un jour confié que son « secret » : « inviter, inviter, sans jamais se décourager, sans se vexer si beaucoup (une majorité) refusent ou ne se donnent même pas la peine de répondre ».
« La plupart des gens ne viendront pas. Mais certains viendront. Et même ceux qui sont toujours occupés, qui ont toujours quelque chose de plus intéressant à faire (que de répondre à mes invitations), finiront par accepter de temps en temps. Ce sera une fois sur vingt ou une fois sur trente, mais ce sera déjà mieux que de ne pas se voir du tout ! »
En vacances, envoyer une carte postale à toutes les personnes qui nous sont chères, ainsi qu’une carte pour Noël ou le Nouvel An. Cela est particulièrement important si on n’a pas eu l’occasion de voir la personne physiquement pendant l’année. Cela rendra les retrouvailles plus faciles, car on aura gardé le contact entre temps.
Conserver des relations sociales est en fait tout un mode de vie. Certaines personnes sont meilleures à cela que d’autre. Elles le font plus naturellement.
Mais tous, nous pouvons nous obliger à faire un peu plus dans ce domaine, et on ne le regrette jamais.
A votre santé !